Le rêve fou des soldats de Breiz Atao

Trente ans après une guerre civile internationale sans précédent, Ronan CAERLEON évoque ici un épisode du drame breton qui a subi des interprétations partisanes venues de tous les fronts.

Cette tragique aventure de l’Unité nationale Jean-Marie Perrot ou Bezen Perrot, créée par le chef de guerre séparatiste Celestin Lainé, au lendemain de l’assassinat du recteur celtisant de Scrignac, forcera l’Histoire universelle à enregistrer cet engagement de Bretons irrédentistes, face à un Etat jacobin centralisateur. Leur exaspération extrémiste anti-française les plaça dans le camp des armées anti-bolchéviques, donc de l’Allemagne hitlérienne.

Pour certains: erreur d’aiguillage, pour eux: aboutissement logique d’une politique qui visait au rétablissement d’un Etat breton au prix des pires compromissions.

Ces soldats perdus furent voués à la plus impitoyable des misères: celle du vaincu.

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